Endroit : Namu, en Colombie-Britannique

Numéro de cas : 120-669

Le 30 janvier 2015, la Garde côtière canadienne (GCC) a informé l’Administrateur que le Chilcotin Princess, un vieux bâtiment en acier de 51 mètres, gîtait à son poste d’amarrage et risquait de couler à Namu, en Colombie-Britannique. Depuis plus de 10 ans, le bâtiment était amarré au vieux quai de la conserverie abandonnée de Namu. Comme une partie du quai s’était désintégrée, le bâtiment risquait de chavirer et posait ainsi un risque de pollution par les hydrocarbures.

Le personnel d’Intervention environnementale de la GCC de Prince Rupert avait précédemment communiqué avec le propriétaire pour lui émettre un « avis » l’enjoignant de fournir un plan d’action approprié pour gérer la situation, soit en déplaçant le bâtiment ou en y retirant les hydrocarbures et les lubrifiants. Toutefois, le propriétaire n’a pris aucune mesure.

Le 11 février, la GCC a retenu les services d’un expert maritime de l’entreprise McAllister Marine Survey & Design Ltd. afin qu’il examine le bâtiment et donne son avis sur la question à savoir si celui-ci posait une menace importante de pollution pour le milieu marin. L’expert a constaté que le bâtiment posait effectivement une menace imminente et toujours grandissante en raison de l’état de détérioration de sa coque. Il a recommandé de retirer tous les hydrocarbures du bâtiment depuis son emplacement actuel, car compte tenu du mauvais état de la coque, il ne serait pas sécuritaire de le remorquer jusqu’à une installation adéquatement équipée.

L’Administrateur a été informé que la Garde côtière a retenu, vers la mi-mars, les services de l’entreprise Wainwright Marine Services de Prince Rupert pour envoyer à Namu un remorqueur et une barge transportant de l’équipement de récupération et de pompage pour retirer tous les hydrocarbures récupérables du Chilcotin Princess. L’opération sur les lieux devrait durer au moins trois jours et le coût a été établi à environ 60 000,00 $.

Le 15 avril 2015, l’Administrateur a reçu un rapport de l’expert maritime embauché par le conseiller juridique pour vérifier auprès de la Garde côtière si l’enlèvement des hydrocarbures du bâtiment abandonné était terminé. La Garde côtière a informé l’expert maritime que le retrait des hydrocarbures du bâtiment s’était déroulé sur une période de cinq jours. Les hydrocarbures récupérés ont été transportés vers Prince Rupert à bord du chaland de l’entreprise Wainwright Marine Services, et ont ensuite été transférés à Newalta en vue d’être éliminés. À ce moment-là, la Garde côtière croyait que la Province faisait construire un poste d’amarrage dans la communauté de Shearwater située sur la côte nord de l’île Denny, et que le Chilcotin Princess serait déplacé vers un nouveau site.

Le 27 juillet, la Garde côtière a informé le conseiller juridique que l’entreprise Wainwright Marine Services était en train de démolir le bâtiment, lequel se trouvait à Prince Rupert, et que la Province dirigeait les travaux. Grâce à ces renseignements, l’Administrateur a donné pour instructions au conseiller juridique de retenir les services d’un expert maritime pour se rendre au chantier naval et surveiller les travaux de démantèlement afin de déterminer, le cas échéant, quelle partie des coûts était liée à la prévention de la pollution par les hydrocarbures. Le jour suivant, l’expert maritime a indiqué que les travaux à bord du bâtiment avaient commencé, mais qu’ils avaient dû être interrompus lorsque des matériaux contenant de l’amiante avaient été découverts à bord. La question relative à l’enlèvement de l’amiante a par la suite été réglée, et les services d’un entrepreneur spécialisé en manipulation de rebuts ont été retenus pour entreprendre les travaux de démantèlement définitifs au début du mois d’août. L’expert maritime a également indiqué que la Garde côtière avait retiré tout le mazout accessible du bâtiment à Namu, mais que l’on s’attendait à ce qu’il y ait des résidus mineurs de carburant dans les réservoirs. L’entrepreneur a mis un plan en place pour enlever tout résidu découvert durant les travaux de démantèlement.

L’expert maritime a également indiqué que l’entreprise Wainwright Marine Services avait conclu un contrat avec la province de la Colombie-Britannique pour entreprendre les travaux d’enlèvement et d’élimination subséquente de l’épave. Il était prévu que les travaux seraient achevés en date du 21 août 2015. Cependant, aucune demande n’avait été déposée auprès de la Caisse d’indemnisation à la fin de l’exercice. Dans l’intervalle, le dossier demeure ouvert.