Endroit :  Inlet Zeballos, à l’ouest de l’île de Vancouver

Numéro de cas : 120-663

Le 27 septembre 2014, la Garde côtière canadienne (GCC) a informé l’Administrateur qu’une vieille barge de 40 mètres était en train de couler et polluait l’inlet Zeballos, à l’ouest de l’île de Vancouver. Le propriétaire apparent de la barge, un ancien chef de la Première Nation Ehattesaht, a avisé la GCC qu’il n’était pas en mesure d’intervenir. (Il a été déterminé plus tard que la personne qui se disait propriétaire de la barge n’était pas le propriétaire enregistré. Ce dernier avait vendu la barge pour 1,00 $ pour qu’elle soit utilisée comme centre pour les jeunes de la Nation Ehatis. Il n’avait pas réalisé à ce moment que la barge était immatriculée dans un registre des bâtiments.)

Le personnel d’Intervention environnementale de la GCC a trouvé la barge partiellement submergée et sise sur un rocher, dans un secteur fragile subissant l’action des marées et abritant un lieu de frai pour le saumon et le hareng. Une légère irisation d’hydrocarbures non récupérable a été observée. Le personnel a également constaté que la vieille barge de campement, qui au départ pouvait accueillir un équipage de 25 bûcherons, avait toujours à son bord diverses remorques et de l’équipement mécanique renfermant des hydrocarbures. Des pompes à vide ont été utilisées par le personnel de la GCC pour enlever les 600 litres de mazout qui se trouvaient dans un réservoir sur le pont. En outre, la GCC a embauché un entrepreneur local, agissant à titre d’organisme d’intervention (WCMRC), pour éliminer au moyen d’équipement lourd, les menaces de pollution qui subsistaient, comme les réservoirs à carburant et divers contenants d’hydrocarbures.

Lorsqu’il a été mis au courant de l’événement, l’Administrateur a chargé son conseiller juridique d’embaucher un expert maritime pour se rendre à Zeballos afin d’enquêter sur la situation. L’expert a rencontré le superviseur d’Intervention environnementale de la GCC et les représentants du gouvernement provincial qui participaient aux opérations. L’expert a été informé que le ministère des Forêts, des Terres et des Opérations des Ressources naturelles travaillait à l’élaboration d’un plan pour remorquer la barge jusqu’à terre et la démanteler.

Le 30 mars 2016, la Garde côtière a indiqué qu’elle devrait avoir rempli et déposé une demande auprès de la Caisse d’indemnisation d’ici la fin avril 2016. Dans l’intervalle, le dossier demeure ouvert.